Merci LILOU cela nous fait plaisir , tu sais que l'on ne fait plus de projet, si tout va bien cette année on ira je veux nager avec les dauphins pour mon fils
12/10/2008 21:40 par stephmcquay
Mon pauvre ange , on ne choisit pas sa famille c'est
mon cas, j'avais marqué l'affrontement avec mon père,
et maintenant c'est le tour de ma mère.
Je le dis souvent mais heureusement que tu as eu
des grands parents adorables avec toi les parents
de papa.
Je m'explique, le 17 avril 2007, ma mère n'est pas venue
à l'enterrement de mon fils (son petit fils), pas de fleurs
rien , je n'ai rien dit pendant quelques mois , et puis j'ai
décidé de mettre les choses au point.
La réponse que j'ai eu c'est il faut tourner la page, d'arrêter de
prendre des antidépresseurs qui altére ton jugement , le couperet
est tombé , le trait est tiré je n'ai plus de parents, ils n'ont que le
nom , mais hélàs pas la capacité d'aimer ou d'aider leur enfant.
Voilà mon poussin, je suis soulagée depuis toute petite , ma mére
m'a bien fait entendre que mon frére et moi nous n'étions pas
désiré, heureusement que j'avais ma grand mère qui m'a élévé
mais les mots restent graver à jamais dans ma mèmoire, le
pardon pour moi c'est hors de question.
C'est pour cela mon ange, que tu étais et restera toujours la prunelle de
mes yeux, que tes noël tu avais pas mal de cadeau ( je n'ai jamais rien eu
à noel pas une poupée rien) je savais que si un jour j'avais un enfant
il sera ma priorité , il l'a été pendant 25 ans et le restera toujours.
Ta maman pour toujours
Mes yeux coulent des larmes
Dans mes yeux coulent des larmes de chagrin
Car tu est devenus petit ange le 17 Avril 2007
Cette pluie qui tombe de mes yeux
Ne cessera de te dire combien j'ai de la peine
Ton petit cœur qui s'est arrêté de battre petit ange
Fait mourir mon cœur à petit feu
Ce cœur qui n'attendait que ton amour
Plein de tendresse pour toi mon Steph
Ton papa qui ne cessera de t'aimer
Mon ange,
Le 26 Octobre je fais une petite exposition
de ce que je crée, je ne serais pas la seule
dans cette salle.
Mais ce jour là, j'aurais le coeur encore plus
lourd que les autres jours. Je te reverrai toujours
toi et papa venir m'aider pour mettre en place mon
travail.
Comme je te l'ai dit mon ange, il y aura de superbe
chose que papa à faite je vais mettre cela sur le blog
les gens pourront acheter leur cadeau de noel, rien que
le mot est dur à prononcer, en vendant je fais plaisir aux
gens et surtout je te gâterais.
Aujourd'hui mamie est venue avec Sandrine, Stéphane et leur
superbe petit garçon Quentin , tu as mon ange de superbes
cousines , ce qui me fait plaisir c'est que je peux parler de toi,
c'est ma priorité , la famille de papa ne t'oublierons jamais je veux
que l'on me parle de toi, qu'on aille te dire un petit bonjour là ou tu
reposes, cela nous touche papa et moi.
ta maman pense tous les jours à toi
"FLaire le deuil d’un enfaFLnt, c’est long, très long"
« Après la mort de Marc, j’ai compris de l’intérieur cette réaction des rescapés des camps de concentration : j’avais le sentiment de vivre une expérience tellement effroyable, qu’elle resterait indicible parce que personne ne pourrait jamais la comprendre.»
Ce que cette mère arrive à formuler, dix ans après le décès de son fils, traduit bien ce que ressentent beaucoup de parents endeuillés. La mort d’un enfant est en effet l’expérience la plus terrible que peuvent vivre des parents. (…) Une épreuve qui atteint la chair de leur chair, contre l’ordre chronologique du temps et des générations (« c’était à moi de partir », disent les grands-parents), et sur laquelle on a du mal à mettre des mots.Et ils ont le sentiment qu’ils ne pourront jamais la partager avec d’autres, y compris, souvent, avec ceux qui leur sont proches (…). Et «les autres », de leur côté, n’osent pas leur en parler.
« La mort de l’enfant reste un tabou très fort, qui conduit à l’isolement des parents, explique Marie-Frédérique Bacqué, auteur de plusieurs ouvrages sur le deuil (1). D’un côté, ce sont les parents eux-mêmes qui s’isolent : pris dans un mouvement de culpabilité, ils s’autosanctionnent en se refusant au monde, en évitant d’entrer en contact avec l’entourage. Et les autres parents ont tendance à les fuir, car ils en ont peur : ils ont peur d’être touchés, émotionnellement, ou réellement, par une espèce de superstition selon laquelle la mort serait contaminante. » (…)
Nadine Beauthéac, ethnosociologue et administratrice de l’association "Vivre son deuil Parie-Ile-de-France" vient d’écrire un livre sur le deuil (2). « On vit dans une société qui ne sait pas manier les mots du chagrin, déplore-t-elle. Et il est impudique de le faire.
Passé le choc du début, les parents en deuil son amenés très vite, sous la pression sociale, à ne plus pouvoir en parler. On leur demande de faire le deuil le plus vite possible. Or, le deuil d’un enfant, c’est très long, beaucoup plus long que ce que la société imagine.» Cette accélération sociale du deuil est encore plus forte, souligne-t-elle, lorsque l’enfant décédé est un nouveau-né. « Quand au bout de quelques mois, de quelques années, les parents qui ont perdu un bébé expriment des signes de souffrance, l’entourage (qui souvent n’a pas connu l’enfant) va leur renvoyer « qu’il était si petit », qu’il faut « qu’ils l’oublient », et qu’ils « tournent la page ». (…)
Ce dont souffrent les parents, en plus de l’absence, c’est de ce silence, car ils ont très peur que leur enfant soit oublié. « L’entourage, insiste Nadine Beauthéac, ne mesure pas ce que vivent au quotidien ces parents, dans quel état d’épuisement physique et psychologique ils sont. Les parents en deuil soulèvent l’Himalaya tous les matins. Au bout d’un an ou deux, la plupart, commencent à peine à sortir du choc. (…) « Faire le deuil d’un enfant, c’est long, très long, répète-t-elle. On est agité par des sentiments très complexes : on s’attend à n’éprouver que du chagrin, mais derrière le paravent du chagrin il y a la colère, et derrière encore la culpabilité. Ces émotions, il faut que les parents en deuil aient le temps de les repérer (on étouffe par exemple sa colère contre le défunt pendant des années), de les vivre, de les traverser…
Il s’agit d’un travail lent et difficile. » Un travail qui peut se faire seul, mais aussi et de plus en plus avec l’aide des autres. « Ce qui peut permettre d’aller plus vite, souligne Nadine Beauthéac. Car il est terrible de se dire que des souffrances ont pu se taire si longtemps. Telle celle de cette mère, venue récemment se présenter à "Naître et Vivre" en disant : « J’ai perdu mon bébé il y a vingt ans : il avait 3 mois… » Signe qu’une lente évolution est en cours ?
Un psychothérapeute apprend même aux parents dont l'enfant vient d'être emporté par le cancer à identifier dans leur entourage les personnes «ressources» et les personnes «toxiques». «Les personnes toxiques, ce ne sont pas nécessairement des personnes qui ont de mauvaises intentions, mais elles n'aident pas les parents à vivre leur deuil [en amoindrissant la perte], explique M. Deslauriers. C'est important de dire aux personnes qui vivent un deuil qu'elles ont le droit et la possibilité de se passer pour un bout de temps les gens qui leur nuisent».
Les associations qui proposent d’accompagner ces parents en deuil se sont développées ces dernières années. (…) « Et de plus en plus de parents s’autorisent désormais à chercher de l’aide », souligne Annick Ernoult, fondatrice de l’association "Choisir l’espoir", et animatrice-formatrice au centre François-Xavier Bagnoud. (…) Ils peuvent enfin partager leurs expériences, leurs émotions avec d’autres parents qui traversent la même épreuve qu’eux, dire leur honte, leur culpabilité (« c’est de ma faute, je n’ai pas su protéger mon enfant »), leur difficulté à s’intéresser à leurs autres enfants (« je ne pense qu’à celui qui est mort »), leur colère, leur tristesse, et s’aider à apprivoiser peu à peu cette absence insupportable.
« On a le sentiment au début, explique Annick Ernoult, qu’on ne s’en remettra jamais. En parlant ensemble, on s’aperçoit qu’en fait on ne veut pas s’en remettre parce qu’on a peur d’oublier. Or, faire son deuil, rappelle-t-elle, ce n’est pas oublier, c’est s’apercevoir qu’on peut parler de son enfant autrement que dans les larmes, c’est se remémorer tout ce qu’on a vécu avec lui pour reconstruire l’héritage qu’il nous laisse. » « Il ne s’agit pas non plus de se consoler, précise Nadine Beauthéac. Quand on perd un enfant, on est inconsolable (on peut apporter son soutien à la personne, mais il faut lui garder son espace où elle est inconsolable). »
Les parents qui traversent cette épreuve ne seront jamais plus « comme avant » : ils changent leur échelle de valeurs, leur façon de voir les choses, ils ont besoin d’expérience fortes, authentiques, les sorties purement sociales deviennent insupportables. Certains sont amenés à quitter leurs amis. Beaucoup changent d’activité, de métier. « Les parents cherchent à donner un sens à leur vie, ajoute Annick Ernoult. Car si la mort d’un enfant n’a pas de sens, on peut donner un sens à sa vie après cet événement-là. » Chacun à sa manière. Un papa informaticien a voulu ainsi travailler dans un hôpital. D’autres vont militer dans des associations de lutte contre le cancer ou contre la violence routière… ou aider à leur tour d’autres parents en deuil…"
(1) "Le deuil à vivre", éd. Poches, Odile Jacob, 2000.
(2) "Le deuil. Comment y faire face ? Comment le surmonter ?", éd. du Seuil, 2002
"Apprivoiser l'absence : adieu mon enfant.", éd. Fayard, 1992.
Mon ange,
Ce matin mon poussin j'ai vendu à une dame 6
cartes en 3 D, et un tableau, elle ne pouvait pas
venir à l'exposition du 26 octobre, beaucoup de belles
choses que ton papa à fait, je l'ai mettrai sur le blog.
Tu es tout les jours vers moi , je te parle dans cette maison
du soleil, ta présence est bien là, nous arrivons bientôt à
nos 18 mois de solitude , papa se soigne il le fait pour toi
il m'a promis et tu sais pour toi il aurait décrocher la lune.
J'ai beaucoup de mal à entendre les gens parler de leur enfant
qui n'écoute pas, j'ai souvent envie de leur crié mais taisez -vous
vous les avez vous , les gens se plaignent sans arrêt, j'ai pris le
parti de ne plus répondre.
Mon poussin je ne t'oublierai pas pour noël , tu auras ton petit
sapin, et un cadeau, mais le plus beau tu sais ce que ce serait
tout simplement que tu me fasses la surprise du 24 décembre
au soir de sonné à la maison, de te revoir dans l'entrebaillement
de la porte , que je puisse t'embrasser et te souhaiter un joyeux
noel, hélàs tout cela n'est qu'illusion , j'attendrai quand même.
je t'aime mon poussin
Devant la mort d'un enfant
On pleure très souvent
Et rien n'est plus important
Nous ne pouvons l'accepter
Alors nous devons nous résigner
Car nous serons toujours affectés
On a du mal à avoir la foi
Car il y a toujours ce pourquoi
Malgré les semaines et les mois
Nous nous forçons à avancer lentement
Ne gardant de lui que les meilleurs moments
Que nous avons partagés avec lui il y a quelques temps
Ton papa qui t'aime très fort
La détresses de ton départ le mal être qui me ronge m'a fait sombrer dans la dépression et si je me soigne c'est pour toi et ta maman .
Je pensais être fort mais devant ce drame mon corps n'a pas supporter .
Le destin m' a arraché se que j'avais de plus cher au monde et les séquelles de ta disparition seront ineffaçables .
Le reste de ma vie sera meurtri à jamais .
Sache mon Steph que si je me bat c'est en ton honneur .
Bisous de ton papa